AUTOMUTILATION

AUTOMUTILATION
Automutilation : souffrir pour vivre

Scarifications, coupures, et autres brûlures... parfois, ados et jeunes adultes se mutilent de manière intentionnelle. Et ces comportements seraient en hausse depuis quelques années.
L'automutilation est un problème sous-estimé. Pourtant, il toucherait un nombre croissant d'adolescent et de jeunes adultes, essentiellement des femmes. Plus d'un jeune sur dix serait concerné.


Pourquoi se faire mal ?

L'automutilation consiste, comme son nom l'indique, à s'infliger des blessures de manière intentionnelle. Cela passe par de petites coupures avec un rasoir ou un cutter, des brûlures, des morsures... L'ado s'impose généralement cette souffrance à l'abri des regards de son entourage, en se cachant dans sa chambre ou la salle de bain. Ces blessures pratiquées de manière répétée n'ont pas pour objet d'attirer l'attention, mais semble-t-il de permettre de contrôler ses émotions, ses angoisses, ses colères... à moins qu'il ne s'agisse d'un moyen de se réapproprier son corps.

Anorexie, boulimie et automutilation

Il semble y avoir des liens forts entre l'automutilation et les troubles du comportement alimentaires. Ainsi, ce besoin de se faire mal est souvent observé dans les problèmes d'anorexie. On le retrouve également dans les cas de boulimie. Cela semble logique, car troubles du comportement alimentaire et automutilation ont des causes similaires : expression d'un mal-être, volonté de maîtriser les changements de son corps... A noter, l'automutilation est également liée à l'abus d'alcool et de drogues. Mais bien sûr, il n'existe pas de règles en la matière.

Le dialogue essentiel

Généralement, l'automutilation s'atténue avec l'âge, et disparaît après quelques années. Mais dans quelques cas, elle peut constituer le signe annonciateur de troubles plus graves. Les parents qui découvrent ce problème ne doivent pas hésiter à orienter leur enfant vers un psychologue ou un psychiatre. L'aide d'un spécialiste aidera le jeune adulte à comprendre les raisons de son comportement. Car l'automutilation traduit un malaise profond. Et un psy peut aider à se réconcilier avec son corps, et limiter les dégâts. Mais il faut aussi que la famille repense sa relation avec celui qui s'automutile. Car ce comportement dénote d'un manque d'écoute. Il est donc essentiel de réinstaurer le dialogue et d'essayer de comprendre ses appels à l'aide qui ne disent pas leur nom..

# Gepost op donderdag 13 oktober 2005, 13u22

Gewijzigd op maandag 04 juni 2007, 03u15

BOULIMIE

BOULIMIE
Boulimie : la peur du vide
Trois adolescentes sur dix ont connu une période de boulimie. Cette envie irrépressible de manger sans faim porte généralement sur le sucre et les aliments caloriques. Les crises s'accompagnent toujours d'une forte culpabilité. Comment en sortir ? Le point sur ce trouble alimentaire de plus en plus fréquent.

Quand manger fait mal !

La boulimie est un problème dont les origines sont complexes. Elle se manifeste par crises compulsives durant lesquelles il devient impossible d'arrêter de manger. Ces problèmes sont toujours la conséquence d'une détresse, d'un traumatisme ou d'un malaise profond.
La purgation par le vomissement ou la prise d'un laxatif suivent la crise boulimique dans la majorité des cas, par crainte de prendre du poids. Le vomissement provoqué libère parfois en partie du malaise. D'autres boulimiques compensent les crises par des activités physiques débordantes.

Le sentiment de honte qui accompagne ces prises alimentaires pousse le malade au secret. La culpabilité naît après la crise, lorsque le besoin est satisfait

Le poids peut tout à fait rester stable : la (le) boulimique n'est pas un obèse clinique ou en puissance.


Quelles sont les causes ?

La boulimie a des causes d'ordre psychologique : elle est liée à de troubles du désir, parfois à une dépression. Certains la considèrent comme une dépendance, comparable à l'alcoolisme ou la toxicomanie. Les parents des boulimiques sont parfois décrits comme absents et/ou en conflit. Les traitements pour états dépressifs, les conflits aigus et parfois violents sont courants au foyer.

Soyez attentif aux appels de détresse autour de vous, on ne s'en rends pas toujours compte et pourtant ils sont bien là, à leur manières.
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# Gepost op donderdag 13 oktober 2005, 13u06

ANOREXIE

ANOREXIE
L'anorexie touche 2 % des femmes. Ce refus de s'alimenter traduit un mal-être profond et peut avoir des conséquences dramatiques sur la santé.

Pourquoi ce refus de manger ?

De nombreux mythes et idées reçues circulent sur l'anorexie mentale. Mauvaise acceptation de soi, mésentente familiale sont les causes les plus évoquées. Dans tous les cas, l'anorexie ne doit jamais être prise à la légère : ses conséquences sur l'organisme sont souvent graves.

Les anorexiques cherchent à restreindre leur alimentation en vue de perdre du poids, alors qu'elles sont déjà minces, voire maigres. Les quantités consommées sont anormalement basses, beaucoup d'aliments, en particulier les graisses et les produits sucrés, sont évincés.


Comment devient-on anorexique ?

L'anorexie survient fréquemment à la suite d'un régime amaigrissant, pas forcément justifié sur le plan médical. Le culte excessif de la minceur conduit les jeunes filles à se préoccuper de plus en plus tôt de leur poids. Toutefois, le symptôme pondéral traduit une souffrance psychologique, bien souvent ignorée par l'entourage. L'anorexie mentale peut résulter d'un manque de confiance en soi et d'autonomie. Lorsque l'on ressent une carence affective, l'anorexie permet de se faire remarquer. Ce trouble intervient souvent peu après la puberté, lors de profonds bouleversements : il constitue un "compromis" lorsque poussée de croissance, maturation sexuelle, et passage vers le statut d'adulte sont mentalement ingérables.

Une vision déformée

Les personnes anorexiques ne visualisent pas leur réelle image corporelle, elles se trouvent toujours trop grosses et ont peur de prendre du poids. La maigreur se définit par un indice de masse corporelle (rapport du poids sur la taille au carré) inférieur à 18. Ainsi, si l'on mesure 1,65 m, on est maigre à partir de 49 kg. Les anorexiques perdent au moins 15 % de leur poids normal. Sur le plan médical, on constate des troubles hormonaux avec très fréquemment une aménorrhée (absence des règles) chez les filles. Le comportement anorexique est fréquemment lié à une hyperactivité, physique et intellectuelle, un hyper-investissement scolaire ou professionnel, une pauvreté relationnelle, une humeur dépressive.


Ne prenez pas ça à la légère..les anorexiques sont avant tout des gens qui souffrent...

# Gepost op donderdag 13 oktober 2005, 12u57